3 % : c’est la part des femmes parmi les business angels en France, un chiffre qui ne bouge presque pas depuis dix ans. À l’ombre des grands réseaux d’investisseurs, la place laissée aux entrepreneures reste mince, malgré les déclarations d’ouverture et les initiatives ponctuelles.
Derrière les statistiques, Sandra Le Grand s’impose comme une exception. Plus d’une centaine de créatrices ont bénéficié de son regard, de ses conseils et parfois de ses financements. Que ce soit devant les étudiants d’école de commerce, au sein d’incubateurs ou auprès de fédérations professionnelles, elle transmet sans filtre méthodes, retours d’expérience et convictions.
Sandra Le Grand, un modèle inspirant pour l’entrepreneuriat au féminin
Sur la scène entrepreneuriale française, Sandra Le Grand est une figure à part. Après un parcours chez Coca-Cola, elle fonde Kalidea en 2000, puis s’associe pour lancer Yapuka. Son chemin s’est construit au fil d’innovations concrètes pour les entreprises, de la croissance de Kalidea avec le Groupe Up à l’ouverture vers l’international. Cette expérience, forgée au contact de dirigeants et de comités exécutifs, lui confère une vraie crédibilité auprès des décideurs.
Le fil rouge de ses prises de parole ? Leadership féminin et ambition, qu’elle déploie sur scène comme à travers ses livres, « #Ambition » et « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément ». Avec Sandra Le Grand, le soutien ne s’arrête pas à la création d’entreprise : elle s’implique activement dans Women Business Angels, où elle pousse les fondatrices à oser, à prendre position, à miser sur leur singularité.
Ses engagements dépassent les distinctions : Trophée Femme en Or, Prix Trofémina, coup de cœur de la Tribune Women’s Awards, jurée sur des émissions dédiées à l’entrepreneuriat. Sur le terrain, à Paris ou en région, elle accompagne, conseille, met en réseau. Citer Catherine Barba, Roxanne Varza ou Catherine Malaval à ses côtés, c’est montrer qu’une dynamique d’ensemble s’installe.
Quelques points forts de son parcours méritent d’être soulignés :
- Fondatrice de Kalidea et Yapuka : une histoire d’innovation et de ténacité
- Active dans les réseaux de business angels : soutien stratégique aux entrepreneures
- Auteure et conférencière : elle transmet une vision assumée de l’ambition féminine
Quel impact concret pour les entrepreneures et comment profiter de son accompagnement ?
Sandra Le Grand, mais aussi Sandra Ericson, montrent que le business angel au féminin prend une nouvelle ampleur. Leur rôle dépasse largement la question du financement : elles s’impliquent, partagent et connectent. Sandra Ericson, forte de plus de 40 investissements et d’un taux de réussite de 65 %, s’appuie sur un solide bagage, HEC Paris, INSEAD, McKinsey, pour détecter et accompagner des projets dans la healthtech, la medtech, le B2B/SaaS, la cleantech et l’agriTech. Son réseau comprend plus de 300 décideurs, mobilisés pour soutenir chaque étape du développement.
Mais l’impact ne se mesure pas qu’en chiffres : il se joue dans la force du collectif. Le réseau Women Business Angels, qu’elle a cofondé, a déjà permis à 67 entreprises de se structurer et de lever plus de 12 millions d’euros. Ici, les fondatrices de start-up accèdent à des ressources concrètes : mises en relation, mentorat, conseils stratégiques. La dynamique ne se limite pas à la capitale : des réseaux comme Femmes Business Angels (FBA), Angels Santé ou Paris Business Angels rayonnent partout en France. FBA, par exemple, rassemble 170 investisseuses qui soutiennent chaque année des start-up innovantes, tout en proposant un accompagnement sur-mesure.
Pour bénéficier de ce mentorat, plusieurs voies s’offrent aux entrepreneures : intégrer l’un de ces réseaux, présenter son projet lors des sessions de pitch, solliciter les initiatives de Banlieues Entrepreneurs ou s’appuyer sur des plateformes de mise en relation comme EuroQuity. Depuis 2024, la diversité avance : 15 % des business angels en France sont désormais des femmes. Les dirigeantes qui s’engagent dans cette dynamique collective y trouvent un levier pour accélérer leur croissance et renforcer la structuration de leur gouvernance.
Dans le sillage de Sandra Le Grand et de celles qui osent, l’écosystème change de visage. Demain, les rôles modèles ne seront plus l’exception. Ils deviendront le point de départ.


