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La rétrospective est une étape importante du processus d’optimisation continue agile. Elle a besoin de l’adhésion de tous les participants. En effet, elle nécessite que chacun au sein d’une même équipe puisse s’exprimer de manière libre sans aucune crainte, ni de moqueries, ni de représailles. C’est l’occasion de faire le bilan sur le sprint réalisé, de faire le point sur ce qui a parfaitement marché et ce qui a entraîné beaucoup plus de problèmes. Parfois, il est cependant difficile d’amener tout le monde à parler, à participer dans ce genre de situation. C’est pourquoi il est fortement recommandé de faire appel à certains outils pouvant vous aider à animer une rétrospective agile.

Rétrospective agile scrum : quelques rappels

Généralement programmés à la fin de chaque sprint d’équipe, ces retrospective tools servant à animer une rétrospective agile devraient faciliter son déroulement. L’objectif est de faire en sorte que chaque membre de l’équipe ait la possibilité d’analyser les outils et les processus mis en œuvre pendant le sprint. De ce fait, il est tout à fait possible d’évoquer aussi bien les points positifs que les points négatifs.

Une mise en place des actions est programmée au terme de la rétrospective afin de consolider ce qui a bien marché tout en corrigeant ce qui n’a pas fonctionné. Chaque membre de l’équipe s’engage alors à rectifier le tir durant le prochain sprint.

Pour une meilleure efficacité, il faut que la rétrospective dure ¾ d’heure par semaine en moyenne. Elle se déroule essentiellement en trois grandes étapes. Vous devez ainsi :

  • récupérer les données ;
  • identifier les problèmes et les solutions ;
  • définir un plan d’actions.

La récupération de données :

Pour cette étape, vous pouvez faire appel aux outils suivants :

  • Le Mood Board : cet outil a pour rôle de mesurer les émotions de votre équipe. Pour cela, il vous est conseillé d’afficher des images représentant le niveau de satisfaction de chaque membre, sur un tableau ;
  • One Word : il s’agit d’une technique qui est très utile qui sert essentiellement à relancer la discussion si des tensions se ressentent au sein de l’équipe. L’objectif de cet exercice est que chaque membre décrit ses sentiments avec un mot. Chaque mot sera ensuite examiné pour ouvrir une discussion et procéder à des explications.

L’identification des problèmes et proposition de solutions

C’est l’occasion de procéder au questionnaire ORID. Cette méthode consiste à poser les questions suivantes :

  • « O » Objective pour identifier les faits, tout ce qui s’est passé durant le sprint ;
  • « R » Reflective pour identifier le ressenti de chacun ;
  • « I » Interpretive pour que chaque participant dise son interprétation des faits et leur signification ;
  • « D » Décisionnel pour identifier toutes les actions à entreprendre afin d’éviter la reproduction des faits.

La définition des plans d’action

Il est temps de mettre en place les actions pour le prochain sprint. Pour cela, deux méthodes sont conseillées :

  • La méthode de Start/Stop/Continue : elle consiste à dresser un tableau à trois colonnes pour mettre les actions à mettre en place, celles qu’il faudra stopper et celles qui doivent être réalisées en continu ;
  • Le Starfish : cette étape consiste à ajouter deux colonnes au premier tableau. Il s’agit de la colonne “faire plus” et “faire moins”. Respectivement, elles regroupent les activités à reproduire le plus souvent possible et celles qui demandent à être ralenties.