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Qu’il s’agisse d’une entreprise industrielle ou d’une entreprise de services, les risques professionnels font peser sur la santé des travailleurs des menaces réelles. Un accident de travail a des impacts sur la vie familiale et professionnelle d’un travailleur, mais également sur l’entreprise qui l’emploie : absences, baisse de productivité … Il appartient alors au chef d’entreprise de mettre en œuvre les mesures pour réduire la probabilité de ces risques.

Qu’est-ce qu’un risque professionnel ?

Un peu de sémantique pour bien distinguer des termes qui peuvent sembler équivalents : un risque est le produit d’un aléa (un événement qui est susceptible de causer un préjudice ou un dommage à des personnes, à des biens matériels, à l’environnement) et d’un enjeu (un humain, un bien matériel ou l’environnement).

La législation française est claire : il incombe à l’employeur de prévenir les risques professionnels. Il doit prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger la santé de ses salariés quels qu’ils soient et assurer leur sécurité dans l’exercice de leurs fonctions, sur et en dehors du lieu de travail habituel. Le chef d’entreprise doit par conséquent identifier, évaluer et catégoriser ces risques professionnels, en fonction des différentes activités réalisées au sein de l’entreprise. Il a également une obligation de sensibilisation : formation à la sécurité, à l’hygiène … Le marché de la sécurité industrielle en France est déjà très développé.

En tant que chef d’entreprise, n’hésitez donc pas à faire appel aux conseils d’experts tels que Gesip expert en sécurité industrielle.

L’employeur, premier acteur de la prévention professionnelle

En cas d’accident de travail, l’employeur assure les coûts directs liés à cet accident à travers ses cotisations sociales. Outre ces dépenses, d’autres impacts viennent peser sur l’entreprise : matériel détérioré, réparations, retards, pour ne pas parler du climat de défiance occasionné par ledit accident. Il est donc impératif d’élaborer des stratégies de prévention claires et connues de tous les salariés.

Car sachez-le, en cas d’accident du travail (ou de maladie dite professionnelle), un salarié peut arguer d’une faute de l’employeur, qui se traduit souvent par une sanction financière pour l’entreprise fautive.

Les autres acteurs de la prévention professionnelle

La stratégie la plus raisonnable s’appuie donc sur sensibilisation et la formation. Le médecin du travail joue en ce sens un rôle majeur en conseillant l’employeur. Il intervient dans la mise en place des mesures de sécurité en rédigeant un DUER : Document Unique d’Evaluation des Risques.

D’autres acteurs interviennent également pour conseiller le chef d’entreprise :

  • la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie à travers les recommandations des différents comités techniques (CATMP : Commission des accidents du travail et des maladies professionnelles),
  • les délégués du personnel,
  • le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail)à travers la formation et les séances d’information régulières,
  • les experts en sécurité industrielle et plus généralement les experts en sécurité professionnelle,
  • les caisses de sécurité sociale et d’assurance maladie au niveau régional à travers les aides financières à la mise en place de mesures de prévention.