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L’importance de la comptabilité n’est plus à prouver dans l’environnement des affaires et des entreprises. Toutefois, seules les personnes qui en appréhendent parfaitement le lexique ou le vocabulaire peuvent s’en accommoder. Une ribambelle de concepts plus ou moins complexes existe dans l’univers de la comptabilité. En voici quelques-uns qui sont importants à connaître.

Le compte de résultat

Le compte de résultat a pour vocation d’informer sur les performances réalisées par une entreprise. Toutefois, il faut bien le différencier avec le bilan comptable. Si à un moment donné, le bilan est considéré comme la « photographie » des biens d’une entreprise, le compte de résultat, lui, est vu comme le « film » de tout qui s’est déroulé entre deux bilans. Le compte de résultat permet une récapitulation de tous les biens et charges durant une période bien déterminée. Il fournit une explication nette sur comment le résultat de l’exercice en cours a été obtenu, que cela corresponde à un bénéfice ou une perte de l’entreprise. Un bénéfice équivaut alors à des produits supérieurs aux charges et une perte correspond à des charges plus importantes que les produits.

La marge commerciale et la marge de production

Dans l’environnement de la comptabilité, on entend souvent les termes associés de « marge commerciale » et de « marge de production ». Généralement, la marge évoque juste la rentabilité d’une société. On parle de marge commerciale si l’entreprise a une activité d’achat-revente (négoce). La différence entre les ventes de marchandises et leur coût d’achat correspond à la marge commerciale.

On parle de marge de production si l’entreprise a une activité de transformation de matières premières (production). La différence entre la production de l’exercice et les achats de matières premières indispensables à cette production donne la marge de production. Qu’elle soit commerciale ou de production, la marge se calcule en prenant en compte la fluctuation de stocks.

La mise en débet

La mise en débet concerne particulièrement le domaine de la comptabilité publique. Lorsqu’une autorité financière constate ce qu’on peut appeler un « trou dans la caisse » d’une collectivité ou institution publique, elle se tourne vers la personne en charge du suivi des comptes de la structure. Généralement le comptable public ou un régisseur. Elle prononce une mise en débet, à savoir une nécessité de renflouer les caisses à la charge de cet agent.

Le chiffre d’affaires

Lorsqu’on présente une société, on cite généralement son chiffre d’affaires annuel ou mensuel. Ce terme fait référence à l’ensemble des biens et des services mis en vente par l’entreprise au cours d’une période donnée. Le chiffre d’affaires constitue alors une donnée comptable importante parce qu’il est le premier outil permettant de sonder le niveau de productivité et de performance d’une structure. Plus il est élevé, plus l’entreprise concernée a une dimension importante. Il faut tout de même faire la différence entre le chiffre d’affaires comptabilisé dans le compte de résultat et celui encaissé, particulièrement lorsque les clients tirent profit de délais de règlement.

Les capitaux propres

Les capitaux propres sont également appelés fonds propres. Ce terme correspond succinctement au capital social d’une entreprise, dont on adjoint le bénéfice ou la perte annuel. Dans le cadre juridique, les fonds propres constituent un passif de l’entreprise vis-à-vis de ses associés ou actionnaires. Dans ce cas, la société ne pourra les avoir en main qu’à une période correspondante à sa liquidation ou sa « fin de vie » et surtout après le remboursement de l’ensemble des autres dettes relatives :

  • aux fournisseurs ;
  • aux salaires ;
  • aux emprunts bancaires, etc.

Les capitaux propres donnent une idée réelle sur la flexibilité financière de la société. Plus la société a des fonds propres importants, plus elle est susceptible de faire le financement de ses propres besoins.