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Il faut avouer que la pierre fait partie des placements plébiscités par les Français. Généralement, le premier réflexe des gens souhaitant investir dans l’immobilier, c’est d’opter pour un investissement locatif de logement. Cependant, il existe bel et bien des moyens d’investir dans l’immobilier, autres que l’habitation. Bien qu’ils soient moins connus, ils sont beaucoup plus rentables. L’immobilier commercial en fait partie et focus sur lui dans cet article !

Immobilier commercial : c’est quoi exactement ?

Appelé également Commercial Real Estate ou CRE, l’immobilier commercial recouvre tous les biens qui sont détenus par des acteurs professionnels. Ceux-ci n’en sont pas les occupants, mais en retirent un revenu, de manière habituelle.

Ce type d’immobilier est généralement désigné par les termes “immobilier tertiaire”. Il comprend essentiellement une large gamme d’actifs, notamment les bureaux, les entrepôts logistiques, les hôtels, les restaurants, les parkings et les locaux commerciaux.

Notez que la gestion des actifs est essentiellement assurée par des acteurs professionnels. Diversifiés, ils regroupent aussi bien des sociétés foncières comme les SIIC que des institutionnels, des fonds dédiés aux particuliers et des fonds réservés aux professionnels, ainsi que des fonds patrimoniaux.

¾ du volume de transactions qui portent sur environ 30 milliards d’euros l’année, sont des actifs implantés dans la région parisienne. Le reste concerne les autres investissements immobiliers des autres villes, par exemple un local commercial à Montpellier.  ⅔ d’entre eux sont des immobiliers d’entreprise, plus principalement des bureaux. Une importante partie de cette concentration est causée par l’intervention de fonds étrangers. De ce fait, le poids relatif des différents autres segments de ce genre d’immobilier, a tendance à diminuer, de manière mécanique.

Comment assurer la sécurité de votre investissement ?

Deux facteurs peuvent favoriser la sécurité d’un investissement en matière d’immobilier tertiaire. Il s’agit des garanties du bail à titre commercial et de la stabilité locative. En tant que preneur de bail commercial, vous le signez pour neuf ans consécutifs, en général. C’est en effet la durée minimale. Elle est à diviser en trois tranches de trois ans. A la fin de ces périodes, il se peut qu’il y ait révision du montant du loyer.

Par ailleurs, il faut noter que ce bail fait partie intégrante du fonds de commerce. De ce fait, l’obligation de payer un loyer est renforcée étant donné qu’il y a une défaillance se traduisant par une réduction de la valeur du fonds.

S’il y a cession du fonds, ce lien va même s’étendre aux preneurs successifs. En effet, le cédant est responsable, de manière solidaire, auprès du bailleur, pour ce qui est du paiement du loyer et des charges par le preneur. Ceci est dû au fait qu’il y a une garantie solidaire dans la clause.

Outre cela, il est important de préciser que le bail commercial est plus souple qu’un bail de location classique. Ses clauses sont en effet définies à l’aide de l’accord des parties. Dans le cas où elles ne sont pas respectées, une rupture de contrat par simple ordonnance judiciaire peut avoir lieu.